Pêche artisanale : les acteurs d’Afrique de l’Ouest et du Centre planchent sur un plan d’actions régional

L’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), en collaboration avec l’Union africaine et la Cedeao, organise, à Dakar, une consultation régionale pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre pour l'élaboration d'un plan d'actions régional sur la pêche artisanale.

Sur initiative de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) en collaboration avec l’Union africaine et la Cedeao, Dakar abrite depuis, hier, et jusqu’au 25 juillet, une consultation régionale pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre pour l'élaboration d'un plan d'actions régional sur la pêche artisanale. Cet atelier de trois jours, entre dans la mise en œuvre des directives volontaires, visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale, dans le contexte de la sécurité alimentaire et de l'éradication de la pauvreté. Il est proposé aux pays côtiers d'Afrique de l'Ouest et du Centre, membres du Comité des pêches pour l'Atlantique Est, (Copace) de discuter et de convenir des actions nécessaires pour assurer une pêche artisanale durable. Selon la Fao, la consultation vise à faire prendre conscience du rôle important du secteur de la pêche artisanale et de la manière dont il est pris en compte dans les politiques. Chargé de la pêche et de l’aquaculture au bureau régional de la Fao, Ndiaga Guèye, a lors de la cérémonie d’ouverture, rappelé le rôle vital que joue la pêche artisanale pour la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance de millions de personnes en Afrique, particulièrement le long de la côte de l'Afrique de l'Ouest et du Centre. Il a confié que le développement de la pêche artisanale durable fait partie intégrante du cadre politique et de la stratégie de réforme de l'Union africaine pour la pêche et l'aquaculture en Afrique et du plan d'action décennal pour le développement des pêches artisanales en Afrique. Au plan sous-régional, a-t-il rappelé, la Cedeao accorde une attention particulière à la sécurité alimentaire et à la pêche dans le cadre du programme impact, sécurité, résilience, durabilité et transformation (First).

A l’échelle mondiale, poursuit-il, les directives volontaires visent à assurer la durabilité de la pêche artisanale, dans le contexte de la sécurité alimentaire et de l'éradication de la pauvreté. Elles représentent le premier instrument international spécifiquement dédié à la pêche artisanale et fournissent un cadre complet aux États et aux parties prenantes pour soutenir la visibilité, la reconnaissance et le renforcement du rôle important de la pêche artisanale et sa contribution aux efforts mondiaux et nationaux d'éradication de la faim et de la pauvreté. Cependant, il a fait remarquer que les objectifs des directives pêche artisanale ne peuvent être atteints que s'ils sont mis en œuvre.

Présidant la cérémonie, Babacar Banda Diop, conseiller technique du ministre de la Pêche et de l’économie maritime, a rappelé l’importance de la pêche artisanale, un levier important de croissance, source de devises et fournisseur de denrées alimentaires. M. Diop, a salué l’initiative de la Fao et de ses partenaires qui, à son avis, vient à son heure pour ouvrir une opportunité d’articuler les enjeux afin de libérer le potentiel de la pêche artisanale.

Aliou KANDE - lesoleil.sn