COP13 Ramsar à Dubaï : le PRCM pose le débat sur la situation actuelle de la biodiversité dans les zones humides côtières en Afrique de l’Ouest

Ce dimanche 28 octobre, le PRCM a invité les acteurs présents à la 13éme COP de Ramsar à un échange sur la tendance de l’évolution des oiseaux et de la biodiversité dans les zones du Banc d'Arguin en Mauritanie, de l'archipel des Bijagos en Guinée-Bissau, du delta du fleuve Sénégal ainsi que du Sine-Saloum au Sénégal.

Cet évènement a été organisé en collaboration avec la Direction des Aires protégées et du Littoral en Mauritanie (DAPL), la Direction des Parcs Nationaux au Sénégal (DPN) et l’institut de la biodiversité et des Aires Protégées en Guinée Bissau (IBAP). Après avoir camper le contexte, le Dr Ahmed Senhoury, directeur du PRCM, est revenu sur les initiatives en cours prenant en charge cette thématique. Il s’agit notamment du Plan d’Action Régional sur les zones humides et les oiseaux côtiers en Afrique de l’Ouest, financé à hauteur de 6,5 millions d’euros par la fondation MAVA et dont les objectifs se focalisent, entre autres, sur la dynamisation d’une coalition d’acteurs pour la conservation de ces zones humides et les oiseaux d’eau qui les utilisent

. A sa suite, le Dr Mohamed El Hacen Khouna , directeur des aires protégées de la Mauritanie, Mr Joaozinho SA , directeur de la planification côtière en Guinée Bissau et Mr Ibrahima Gueye, chef de division au ministère de l’environnement au Sénégal, ont présenté la situation des zones cibles de leurs pays dont certaines sont des «Sites Ramsar», des «Réserves de biosphère» ou des «sites du patrimoine mondial». Ils sont mis l’accent sur la pression humaine exercée sur ces sites malgré leur importance pour la biodiversité, de même que sur la baisse constante des effectifs d’oiseaux observée depuis des dizaines d’années.

Cette tendance est dû en grande partie à la faiblesse des capacités de gestion et de surveillance et à la réduction des espaces et des sites de nidification causée par la montée des eaux. Parmi les solutions évoquées par les participants et les présentateurs lors des débats, on peut retenir le développement, à l’échelle régionale, de stratégies de lutte contre l’érosion des sites de nidification, des actions concertées pour protéger les voies de migration ou encore le renforcement de capacités des acteurs sur les méthodes d’alerte et d’intervention en cas de pollution accidentelle ou autres catastrophes.