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Le PRCM est heureux de vous présenter son rapport annuel 2016 qui retrace les expériences qu’il a menées ainsi que les défis qu’il a su relever en collaboration avec ses membres et alliés. Nous espérons que ces bonnes initiatives seront une source d’inspiration pour les autres organisations travaillant dans la zone côtière ouest-africaine ou ailleurs. Bonne lecture

Téléchargez le rapport ci-dessous

Le Ministère des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime de la Guinée, avec l’appui du PRCM et du Secrétariat International de la FiTI a organisé un atelier les 28 et 29 mars à Conakry, pour enclencher le processus d’adhésion du pays à la FiTI d’ici fin avril 2017.

L’atelier a enregistré la participation d’une trentaine d’experts nationaux et représentants de la filière pêche en Guinée. Son objectif était d’enrichir les connaissances des représentants des parties prenantes sur la FiTI et d’encourager leur implication dans la réalisation des actions programmées dans la feuille de route adoptée lors de l’atelier d’information et de sensibilisation sur la transparence dans le secteur des pêches en décembre 2016.

En effet, pour les autorités guinéennes, il y a un paradoxe entre le potentiel halieutique du pays et le niveau de sa contribution au développement socio-économique. C’est pourquoi, il est important pour la Guinée de participer à l’initiative afin de réduire ce déficit de Gouvernance et de Transparence dans le secteur.

Les participants ont tour à tour discuté de la mise en place du Groupe national multipartite consultatif focalisé sur la transparence des pêches, la composition de ses membres, le fonctionnement de la FiTi Guinée ainsi que l’Avant-Projet de Décret qui marque de façon officielle une étape importante dans le processus d’adhésion du pays à l’Initiative qui devra être actée lors de la conférence de Bali, en Indonésie en le 27 Avril 2017.

Pour plus d’informations : barthelemy.batieno@iucn.org

Formation de guides à la Maison d’accueil communautaire (Parc national d’Orango)

En date du 2 mars 2017 le Conseil des Ministres vient d’approuver par Décret la « Stratégie nationale pour le développement de l’écotourisme en Guinée-Bissau ». L’élaboration de la stratégie s’inscrit dans le cadre d’un partenariat regroupant le Ministère du Tourisme et de l’Artisanat (MTA), le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable à travers l’Institut de la Biodiversité et des Aires Protégées (IBAP) et l’Agence d’évaluation environnementale compétente (AAAC), avec l’assistance technique du Bureau de l’UICN à Bissau.

Le projet « Promotion d’un tourisme équitable et durable en Guinée-Bissau » financé par la Fondation MAVA, a permis par ailleurs de développer une série d’actions de formation, d’équipements, d’infrastructures et de matériels de promotion destinées à valoriser les efforts du pays en matière de création d’aires protégées et à offrir aux communautés des opportunités économiques complémentaires.

Les membres du Comité Régional de Pilotage du PRCM se sont réunis en janvier à Dakar. La réorganisation institutionnelle ainsi que le statut juridique du Partenariat ont été au menu des échanges.

Il a été ainsi décidé de circonscrire la niche du PRCM à 3 missions essentielles :

  • la représentation des acteurs de la Conservation de la zone Côtière et Marine (CCM) à l’échelle de la région et la défense des intérêts de la CCM
  • la fédération des initiatives et acteurs de la CCM et la mobilisation des ressources
  • la mise en relation et la capitalisation des expériences

Concernant la structure du PRCM, le comité de pilotage a retenu l’option de développer un membership sélectif et catégorisé qui prendra la forme d’une coalition.

S’agissant du statut juridique, le CRP a décidé de doter le PRCM du statut d’une association étrangère dans un pays de la sous région avec le maintien d’un portage administratif et financier par l’UICN. Ce statut permettra au PRCM un accès direct aux financements et la possibilité d’accréditation auprès des organismes internationaux.

 

Le Gouvernement de la Guinée-Bissau a procédé à la classification de nouvelles Aires Protégées notamment le Complexe Dulombi-Boe-Tchétché, composé de deux parcs nationaux et trois corridors écologiques. Jusqu’à présent le pays avait accordé la priorité de ses investissements en matière de conservation, à la création d’aires protégées sur la zone côtière et insulaire (archipel des Bijagós) qui couvraient près de 15% du territoire national.

Afin de protéger un échantillon plus complet et représentatif des principaux habitats, les efforts ont été consacrés ces dernières années à la création des Parcs nationaux de Boé et de Dulombi dans la partie continentale du pays, à proximité des frontières du Sénégal et de la Guinée. Ces parcs protègent désormais une biodiversité remarquable tels que le lion, la panthère, le chimpanzé ou encore l’éléphant. Un site Ramsar est inclus dans le Parc national de Boé, le Wendu Tcham qui accueille d’importantes populations d’oiseaux d’eau. 3 corridors de faune viennent compléter ce dispositif qui assurent la connectivité entre ces parcs et avec le Parc Naturel des lagoas de Cufada et le Parc national de Cantanhez.

Le Système National des Aires Protégées couvre désormais 26,3% (12,4% Aires Marines Protégées et 13,9% Aires Protégées Terrestres) du territoire national, respectant ainsi largement les objectifs d’Aïchi. Le projet "Appui à la Consolidation d'un Système d'Aires Protégées dans les Forêt du Sud-Oueste de la Guinée-Bissau" (2011-2016) a été élaboré et mis en œuvre afin de soutenir et mettre en œuvre cet engagement et a bénéficié du financement du FEM et du PNUD.

La Journée Mondiale des Zones Humides, organisée en Guinée-Bissau par le Cabinet de Planification Côtière en partenariat avec l’Institut de la Biodiversité et des Aires Protégées, l’Organisation de Défense des Zones Humides, l’ONG Monte-Ace et la Municipalité de Bissau a été l’occasion de célébrer la restauration d’une zone humide au cœur de la capitale, la lagoa de N’Batonha. Ce lac était utilisé jusqu’à présent comme une décharge publique où les habitants avaient coutume de jeter leurs ordures, avec tous les risques sanitaires que cela implique.

A l’initiative de l’ONG MONTE-ACE et avec des financements de l’Union Européenne et de l’Instituto Camões, la municipalité de Bissau a décidé de recréer un espace de nature et de loisirs pour ses habitants. Le lac rendra en même temps tous les services habituellement fournis par les zones humides tels que la protection contre les inondations, la filtration des polluants et la recharge de la nappe phréatique. Le projet a aussi été conçu pour en faire un haut lieu de l’éducation environnementale pour les écoles de la capitale, notamment avec la création d’un centre d’interprétation sur les zones humides.

Cet exemple de partenariat avec la municipalité, au bénéfice des citoyens et de la nature, a été salué à l’occasion de la journée mondiale des zones humides où de hautes personnalités se sont exprimées telles que SE les Ministres de l’Environnement et du Développement Durable, de l’Administration territoriale, le DG de l’Institut de la Biodiversité et des Aires Protégées, le Représentant de l’UICN, le Délégué de l’Union Européenne ainsi que la coordinatrice de l’ONG Monte-Ace.

Les discours proférés à cette occasion ont en outre souligné la nécessité de chercher une alternative au projet d’installation d’une centrale thermique dans les limites du Parc Naturel des Lagoas de Cufada, une zone humide d’importance internationale classée site Ramsar. La cérémonie s’est déroulée aux abords de la lagoa N’Batonha dans une ambiance festive de musique et de théâtre animée par le groupe des Netos de Bandim. Saluons cette initiative qui redonne aux zones humides une place au cœur de la cité pour le bien du grand public et pour l’éducation de la jeunesse !

L’ONG BiodiverCites en Mauritanie, membre du PRCM a mis en œuvre un projet de sensibilisation dénommé « Le climat chez Moi ». C’est une réplication de l’initiative menée par le « Collectif en Haut » dont la démarche se base sur une photographie participative qui allie des prises de vue aériennes et au sol. BiodiverCités a sélectionné 20 lycéens de Nouakchott qui ont tenté de révéler, à travers la photographie, leur perception des Changements Climatiques, leurs effets, leurs conséquences dans leurs environnements ainsi que les mesures d’adaptation qui existent.

A travers ce projet, ces jeunes sont mobilisés dans la conception et la réalisation de campagnes de sensibilisation au sein de leurs établissements et de leurs environnements. Aussi, on impulse chez eux le changement de comportement nécessaire à l’adaptation. Ces jeunes élèves apprennent ainsi à construire une vision commune des enjeux locaux du changement climatique, et à mieux connaître leur territoire notamment grâce aux rencontres avec les acteurs du territoire. Et avec l’exposition photos et la page Facebook animée régulièrement, les participants peuvent continuer à partager leur travail et sensibiliser à leur manière sur les enjeux du changement climatique Au delà, le projet a permis à neuf établissements scolaires à Nouakchott de s’engager dans une démarche d’éducation environnementale.

La commercialisation et l’utilisation des sachets en plastique conventionnels au Cabo Verde sont désormais interdites par le biais de la Loi du 1er Janvier 2017. C’est l’apogée d’une lutte menée par l’Association pour la Défense de l’Environnement et pour le Développement (ADAD) dans le cadre du programme “Cabo Verde sans plastiques” en partenariat avec la MAVA et le PRCM.

L’Association a été soutenue cette cause par d’autres partenaires, notamment les ministères de l’environnement, du logement et de l'aménagement du territoire et du tourisme, de l'industrie et du Développement entrepreneurial, le Réseau des parlementaires pour l'environnement, les municipalités, les fabricants industriels etc Cette loi permettra maintenant de pénaliser les agents économiques, qui persistent dans la vente et l’utilisation de ces sachets. Ils devront payer des amendes d’un montant allant de 50 mille à 100 mille escudos, pour les personnes physiques, et de 250 mille à 800 mille escudos, pour les entreprises.

ADAD a initié ce projet dans le but de sensibiliser les politiques et les citoyens sur ce fléau qui pollue les mers et îlots et cause des dégâts dans les cités, avec l’engorgement des réseaux et canaux d’assainissement. La prolifération de ces déchets dans les villes et les mers avait d’ailleurs incité le Ministère de l'Environnement à réaliser une étude qui a revelé les sacs en plastique représentent environ 11% du volume des déchets solides à Cabo Verde

Le Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine en Afrique de l’ouest (PRCM) a institué un cadre régional de rencontre et d’échanges d’expériences des acteurs sur les problématiques de conservation et de gestion durable des ressources marines et côtières :

Le Forum Régional Côtier et Marin. La 9ème édition du forum se tiendra à Conakry, capitale de la République de Guinée du 23 au 27 octobre 2017 sous le thème «Investissons dans la résilience de la zone côtière pour un avenir prospère en Afrique de l’Ouest».

Merci de noter cette date dans vos agendas. Il vous sera communiqué prochainement le programme ainsi que la marche à suivre pour vous inscrire.

Du 4 au 17 décembre 2016 s’est tenue à Cancun (Mexique) la 13ième Conférence des Parties à la Convention sur la Diversité Biologique (COP13). Ce fut l’occasion pour les Pays d’échanger sur diverses questions liées à la conservation de la biodiversité et valider plusieurs recommandations portant sur des thématiques relatives à la biodiversité marine et côtière, la mobilisation des ressources, la biologie synthétique et le renforcement des capacités.

Le PRCM, en collaboration avec l’Institut de la Francophonie et du Développement Durable (IFDD) a organisé un side event qui a réuni plusieurs participants venant d’horizons divers. Les présentateurs ont mis l’accent sur les progrès accomplis dans leurs pays et les principaux défis pour l’atteinte des objectifs d’Aichi d’ici 2020. Les participants ont tour à tour salué la tenue de cette rencontre et ont appelé à plus de partenariat entre Etats pour la conservation de la biodiversité dans la sous-région.

Par ailleurs, les délégués de la sous-région ouest africaine ont pris part à l’ensemble des négociations et défendu des positions pertinentes au sein des grands groupes, notamment africains. Les principales thématiques traitées ont porté sur la conservation des ressources marines et côtières, l’intégration de la biodiversité dans plusieurs domaines sectoriels, le renforcement des capacités et les stratégies de mobilisation pour l’atteinte des objectifs d’Aichi d’ici 2020. Ils ont été appuyés dans leurs efforts de négociations par l’équipe du PRCM.

Cp: PRCM/Hellio Van ingen

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